Vendée


La Vendée et les attaches familiales

La région vendéenne sera présente tout au long de la vie des frères Martel, leur terre natale sera aussi celle de nombreuses réalisations. Leur attachement au pays maraîchin se retrouvera dans leur adhésion au folklore et aux traditions régionales.

L'enfance en Vendée, au Mollin

Le père des jumeaux se laisse séduire par la terre natale de son épouse. C’est donc dans la résidence familiale « Le Mollin » à La Garnache que se déroule une partie de l'enfance de Jan et Joël Martel. 


Nés à Nantes, le frères Martel passeront leur enfance, en Vendée, aux côtés des amis petits paysans, au contact d’animaux de la ferme. Cela a sans nulle doute contribué à inspirer les sujets des sculptures. L’animal est très présent dans  leurs œuvres à travers son extraordinaire variété typologique en devenant le prétexte à une recherche formelle pure.  



Jan et Joël Martel (grand-père et grand-oncle de l'auteur du cliché) et les enfants de Mollin (Sallertaine) en 1904



Etudes pour des scènes vendéennes


La résidence du Mollin, se situe sur la route qui mène de Challans à Bois-de-Céné, le lieu de naissance de la maman. Au bout d'une allée aux essences multiples, la résidence du Mollin, est un parc romantique, bordé d'un étang de roseaux et d'un menhir surmonté d'une croix celtique, naguère limite entre les communes de Sallertaine et La Garnache. Sur le gazon, quelques reproductions de leur œuvre, Trinité, Mélusine, La femme à la draperie ... Elles offrent leurs lignes à la fois hiératiques et dynamiques, la « patte » des Martel.


Le Mollin, à l'angle des départementales D58 vers Bois-de-Cené 
et D75 vers Sallertaine

Quant à la maison, qu'ils ont dessinée, elle offre cette même lumineuse simplicité, avec ses tuiles rouges et ses volets bleus. Sur un des murs, repose un extrait de bas-relief, évocation de l'œuvre de Debussy, qu'ils admiraient, car Joël et Jan étaient aussi musiciens et chorégraphes.


La Vendée est très présente dans les œuvres des deux frères. 

Ils y ont bâti de nombreux monuments. Ce sont à Challans " l'Hommage à Charles Milcendeau ", " Perrette et le pot au lait " et la décoration du " Théâtre du Marais ", à La Roche sur Yon  " Les danseurs vendéens " " Le Monument aux morts " " La statue de la Vierge à l'enfant " et " Les Oiseaux de mer ", à Olonne sur Mer " le Monument aux morts de la vieille femme debout ", à Saint Gilles Croix de Vie " le Monument aux morts de la vendéenne agenouillée ", aux Closeaux " le Monument aux morts ", à Saint Hilaire le Vouais " le Monument aux morts ".


Hommage au peintre du pays Maraichin, Charles Milcendeau, à Challans




Perrette et le pot au lait à Challans


Le fronton du théâtre du Marais à Challans



Jan Martel avec le groupe des danseurs et chanteurs du marais vendéen en 1942 aux Sables d'Olonne (fonds atelier Martel)


Les danseurs vendéens à La Roche sur Yon, sculptures des frères Martel




Les danseurs du bocage sont reproduits sur de nombreuses cartes postales



Les danseurs maraîchins


Couple vendéen


Vendéen


La danse vendéenne du bâton


L'école du centre à Luçon possède dans la partie médiane de sa façade une œuvre d'inspiration vendéenne due à Joël Martel.









Le père Léon Martel

Léon Martel est issu d'une famille d'industriels nantais, originaire de la région de Grenoble. 


Ci-dessus : Le père et les jumeaux.
Ci dessous : Jan et Joël entourant la sculpture qu'ils ont réalisé de leur père Léon Martel


Léon Martel, est un dandy fortuné, qui peut à loisir s’adonner à ses passions : l’architecture, la peinture et la musique. 

C'est en 1904, que Léon Martel acquiert, le fût du moulin de Tout-Vent au milieu des dunes, pour le transformer en lieu de villégiature balnéaire en conservant une véritable folie d’architecture orientalisante.


Le moulin Tout-Vent transformé par Léon Martel


Le moulin de Tout-Vent, acquis par Léon Martel, a été transformé par l'architecte nantais François Aubry, auteur de plusieurs villas sur la Côte de Jade. Celui-ci va réhabiliter l'édifice en maison d'habitation dans un style mauresque. 


La Chapellenie - Photo Patrice Giraud 
Archives municipales de Saint Jean-de-Monts

Implantée aujourd'hui au milieu de la forêt domaniale de Saint-Jean-de-Monts, la maison devenue " La Chapellenie ", est entièrement cachée par un écran de végétation. L'édifice se compose de plusieurs corps de bâtiment qui forment un ensemble massé. Les ouvertures, en plein cintre et encadrées de brique, de la tour la plus haute nous informent sur la présence d'un escalier intérieur, à vis ; le dernier étage présente des baies étroites à fronton en mitre, appareillé en brique ; la toiture en bulbe avec nervures est surmontée d'une girouette. Une seconde tour, d'une plus grande circonférence, présente un niveau de moins ; le dernier étage est en surplomb, délimité par une corniche à modillons. Cet étage est percé de baies géminées en plein cintre, qui s'inscrivent dans une frise d'arceaux, en brique ; le toit-terrasse est limité par un garde-corps en fer forgé qui fait écho aux balconnets des ouvertures de l'étage inférieur. Un troisième corps de bâtiment rectangulaire, à pan coupé dans l'angle sud-ouest, présente simplement un rez-de-chaussée et est couvert d'un toit-terrasse, les ouvertures sont décorées d'un tympan en arc outrepassé ajouré et encadré en brique. L'entrée de la maison est matérialisée par un porche aménagé entre les deux tours, entièrement recouvert de céramique. La porte est encadrée de deux colonnes à chapiteau, supportant un arc outrepassé.


Christophe Yvernogeau Vue aérienne de l'élévation est
Archives municipales de Saint Jean-de-Monts


Christophe Yvernogeau Vue aérienne de l'élévation sud
Archives municipales de Saint Jean-de-Monts


Patrice Giraud (reproduction) Dessin de l'élévation ouest, projet de jardin d'hiver, 1995
Archives municipales de Saint Jean-de-Monts


Patrice Giraud (reproduction) Dessin de l'élévation ouest, projet de jardin d'hiver, 1995.
Archives municipales de Saint Jean-de-Monts

Léon Martel acquiert également en 1907 la propriété familiale du Mollin dont il fait tracer le parc et pour laquelle il collabore à la conception à nouveau avec l'architecte François Aubry. L'aile située au nord-est de la construction a été remaniée pour remédier aux outrages du temps et aux actes de vandalisme.

La mère Rachel Boucher



Les jumeaux avec leur maman à La Garnache

La mère, Rachel Boucher, originaire de Bois de Cené, porte un prénom biblique comme ses autres frères et sœur, appelés Adam, Eve, Eva, Abel, Sarah et Joseph. La famille Boucher, qui a eu des meuniers dans ses ancêtres, a acheté beaucoup de biens nationaux. Elle est très républicaine, elle possède trois fermes qui ont comme nom : La Liberté, L'Egalité et La Fraternité !

Généalogie


Joël va se marier avec la sœur de l'architecte Jean Burkhalter. Jean va se marier deux fois, du premier lit naîtra Florence et du second viendront Lise-Laure et Marie-Joëlle.

C'est Florence Martel-Langer qui perpétue la mémoire des jumeaux au Mollin.